Entre les wwoofings, on trouve quand même le temps de voyager : après le wwoofing chez Irma et Ivan, on s’est retrouvé avec plus de temps libre que prévu avant de commencer à récolter les pommes mi-mars. On a en effet trouvé ce boulot vers Motueka, au Nord de l’île du sud, pendant 1 mois- 1 mois et demi. Du coup, on s’est doucement mis en marche pour traverser les ¾ de l’île du Nord et passer en ferry au sud. Enfin façon de parler hein, on ne s’est pas pour autant mis à la rando à outrance pour se déplacer.
On s’est donc arrêté en bas de la péninsule de Coromandel pour s’incruster dans une compétition de pêche et prendre en photo un marlin de 100 kilos avec la queue dévorée par un requin ; à Taupo pour profiter d’un camping gratuit en bord de rivière ; à Turangi pour fouler d’un pas héroïque la terre du Mordor et ses volcans ; à Wellington le temps d’une nuit avant d’embarquer pour 3 heures et demi de ferry ; à Picton pour regarder les dauphins, les raies et Adrien attraper son premier poisson ; à Kaikoura pour approcher les phoques à quelques mètres et chercher des pauas dans l’eau ; à Waipara pour ... quoi déjà ? Certainement économiser de l’argent dans un bled sans rien au milieu de nulle part ; et à Blenheim pour picoler du vin et retrouver par hasard un bourguignon du collège Louise Michel.
On étonne pas mal quand on
annonce notre budget de départ pour une si longue durée (j’ose pas le dire),
mais il est possible de voyager en Nouvelle-Zélande avec un (très) petit
pactole quotidien. On a quand même dû se serrer la ceinture, mais on profite.
Comment ? En exclusivité, pour vous lecteurs, les 3 éléments essentiels :
- Du stop : on continue de
se déplacer exclusivement en stop, et on le fera certainement jusqu’au bout
parce que c’est le meilleur moyen de rencontrer les locaux et d’avoir des bons
tuyaux, et parce que bah... c’est gratuit. Pour le moment, plus d’une trentaine
de voitures se sont gentiment arrêtées pour nous embarquer avec nos gros sacs,
nos moyens sacs, la canne à pêche et le sac de bouffe. Temps d’attente
moyen : 10-15 minutes. Record de vitesse : 30 secondes (on avait même
pas encore écrit le panneau). Record d’attente : 1h30 (mais pour faire 400
bornes ensuite). Le bonus : avoir une ardoise et des feutres effaçables,
ça évite de passer des heures à trouver un bout de carton de bière dans un
fossé et de ruiner un stylo par jour.
- Des activités gratuites :
la Nouvelle-Zélande, nouvelle destination touristique à la mode. Sauf que où
que l’on aille, il faut lâcher 80, 100, 200 dollars pour faire du rafting,
sauter à l’élastique ou regarder des baleines. Certains musées annoncent même
30 dollars à l’entrée (exception faite de l’excellent musée national gratuit à
Wellington : on y est allé deux fois, on a atteint le 4ème
étage sur 6 et il faudra donc qu’on y retourne une 3ème fois pour en
faire finalement le tour). Alors sachant que vos deux jambes vous porteront
toujours gratuitement, on ne fait quasiment que des balades, et on repère les
trucs gratos : suivant les endroits, vélo, kayaks, dégust de vin,
observation des phoques sur la plage, etc. Et bien sûr, on pêche (ce qui n’est
pas encore suffisamment au point pour nous nourrir, mais on y travaille – le
fromage en appât, c’est testé)
- Bonus : le top, c’est
d’avoir Carole la casserole. Là, même dans les circonstances les plus
désastreuses, vous pourrez avoir des nouilles instantanées. Elle aura peut-être
même son article un de ces quatre.
Et l’argent économisé permet d’acheter la bière de l’apéro. CQFD. Avec ça, on est descendu ces derniers temps à 50 dollars en moyenne par jour (30 euros) tout compris pour deux. La bouffe est quasi au même prix qu’en France, et à moins que vous adoriez le fromage et soyez prêt à débourser 6 euros pour 500g d’edam en plastique ou 15 euros pour 100 grammes de camembert, ca chiffre pas tant haut. Étonnamment quand on regarde l’importance de l’industrie laitière dans le pays, tous les produits laitiers et même fermiers en général sont chers ici parce qu’ils se sont rendus compte que les pays étrangers sont prêts à leur en acheter beaucoup (la Chine en fait). Les prix nationaux sont donc les mêmes que ceux à l’export fret compris, sinon tout le monde vendrait à l’international et les petits kiwis n’aurait plus de lait dans leur biberon. Et comme ils disent dans le coin, « on n’a pas de subventions nous ».
Là on vient de partir de Blenheim
et de notre wwoofing sympathique tout d’amandes et figues. Le porte-monnaie a
respiré et repart en mode apnée. Du coup on part s’aérer au parc national
d’Abel Tasman !
Vos photos sont toujours magnifiques et les paysages beaux à couper le souffle !!!
RépondreSupprimerProfitez bien de ces moments magiques
grosses bises
christelle
Vous êtes tout mignons et les photos m'envoient du rêve !
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