jeudi 12 juin 2014

Winter is coming, go south !





Bon, si vous avez un peu suivi, on est passé à Christchurch après Motueka pour récupérer notre rutilant van, qu'on s'est payé avec notre fortune gagnée aux pommes.



On est passé faire coucou aux copains qui traînent dans le coin et on a récupéré notre bolide Pacman pour 12 jours de trip dans le sud de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, qui est déjà vachement au sud du monde. 



Compte-rendu :




Jour 1 : Après une prise en main hésitante, le van part à l’assaut d’Arthur Pass, avec un grand soleil et une jauge essence qui descend à vue d’œil (il s’avérera que ce sera le cas dans chaque montée). On passera notre première nuit sur une aire de repos gratuite là-bas, partagera un feu de bois dans l’abri de pierre avec 4 argentins, et quelques partis de jungle speed dans le van d’à côté avec 2 frères israéliens.

Jour 2 : comme évidemment il ne fait pas beau, on ne peut pas faire la rando prévue alors on se rabat sur une petite cascade dans le coin et on squatte sur le parking où les keas, seuls perroquets de montagne au monde et endémiques à l’île sud de la nouvelle-zélande, tentent de manger notre casse-croûte et des morceaux du van. On reprend la route, direction côté ouest, sous la pluie, et on verra notre premier kiwi à l’aquarium du coin (normal).



Jour 3 : il y a des glaciers qui donnent sur la côte ouest, et on est allé les voir ce jour là. Les photos ne ressemblent plus à celle qu’Audrey a prise il y a 3 ans, parce que les glaciers ont perdu plusieurs dizaines de mètres en fondant et sont devenus grisâtres. Ça perd en panache quand même.

Jour 4 : Pas mal de route aujourd’hui, mais une des plus belles portions du trip : on traverse des montagnes, on longe des rivières, on stresse parce qu’on a pas fait le plein avant d’attaquer la route et que la jauge est à zéro à seulement ¾ du trajet ; la ville de Wanaka et son lac sont parfaits pour se dégourdir les jambes à l’arrivée.

Jour 5 : On a pas trouvé le camping gratuit qu’on voulait hier soir, et on a appris aujourd’hui que c’est parce qu’il est seulement accessible en traversant la rivière à 23 reprises et en 4 roues motrices, ce qui n'est pas le cas de Pacman. Aujourd’hui, on fait les touristes et on va se ballader dans l’Isengard au fin fond de la forêt après Queenstown. 

Jour 6 : Au lieu de se retrouver en haut du Mont qui surplombe Queenstown comme prévu au bout d’une rando de 7h, on s’est étonnamment retrouvé seulement au dessus de la colline de Queenstown pour une balade de 4h. A-t-on trouvé le pourquoi du comment ? Ouais, la flemme et la promesse d'une toute aussi belle vue. On se paye même le luxe d’un parking de backpacker pour profiter d’une douche après l’effort. La première.

Jour 7 : Yallah changement de plan, on évite le fameux Milford Sound et les bus d’asiatiques qui s’arrêtent seulement pour déverser leurs passagers à grand flot dans des bateaux de croisières, et on fonce vers les Caitlins, tout au sud de l’île. Là bas, on voit les pingouins à œil jaune, le plus rare du monde, et des arbres fossilisés datant du jurassique et encore en partie immergés dans la mer.

Jour 8 : On partage un feu avec des allemands qui connaissent Marlin notre collègue des pommes, on voit plein d’otaries à fourrure cachées dans les dunes de sables, et on use nos pneus sur des routes de caillasse. Personne dans le coin, des étendues de terres agricoles et coins préservés, et un nombre incroyable d’opposums morts sur la route. Et on en a rajouté un au compteur : paraitrait qu’on est pas un vrai pilote ici tant qu’on en a pas écrabouillé. Pour notre défense, ce ne sont pas des animaux très vifs et pour qui apparemment le réflexe de survie est de se jeter sous nos roues (C'est ce que dit Audrey pour ne pas culpabiliser, mais j'ai tout vu, moi).




Jour 9 : On a atteint Dunedin hier, mais finalement on a décidé de ne pas visiter la péninsule réputée pour sa vie sauvage, puisqu’on en avait eu une bonne dose dans les Caitlins. A la place, on tente le coup pour le Mont Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, en repartant à l’intérieur de l’île. Sur la route, on s’arrête pour voir des rochers en forme de boules quasi parfaites comme échouées sur la plage, et à Oamaru où au lieu de visiter la ville, on erre pendant 2 heures dans une librairie spécialisée dans les voyages et les récits d’aventure, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte. Le type qui tient la librairie a voyagé partout, et propose des livres d'époques de grands explorateurs et naturalistes. Le rêve.

Jour 10 : Comme c’est le seul jour possible pour nous pour aller au Mont Cook, il pleut des seaux. Alors on va à la bibliothèque pour choper internet et attendre le beau temps, qui viendra dans l’aprèm. Trop tard pour faire la route, on part pour Tekapo et son lac bleu turquoise (Mais on a réussi à télécharger quelques Game of thrones, merci Aurélien !).

Jour 11 : Pour une fois on passe 2 nuits au même endroit, on peut donc en profiter pour monter en haut de la montagne qui surplombe le lac, sous un grand soleil. Par contre le vent là haut pourrait quasiment nous faire redescendre en volant. Un observatoire est juché en haut, entouré de moutons qui broutent les rares herbes que le vent épargne. 

Jour 12 : Aujourd’hui, on retourne sur Christchurch. On rend le van seulement le lendemain, mais on est censé partir en ferry 2 jours après et on veut profiter de ces 2 soirées en ville pour ricanner avec les copains. On fait un petit (mais plus grand que prévu) détour par Akaroa, où il pleut et surtout où on apprend que notre plan kiwi ne valait plus grand-chose parce qu’il restait à peine quelques jours de cueillette. Alors on s’est plutôt mis en mode warrior recherche de boulot. Mais d'abord, une bière. 

Jour 13 : on s’est servi de notre van essentiellement pour se balader en ville et chercher du taf dans les agences d’intérim.

On a dû improviser, déplacer notre ferry, aller à Blenheim passer le weekend chez Gill et Graham pour voir si ça recrutaient dans les vignes, apprendre que non, voir des bébés phoques sur la route, et retourner à christchurch par dépit, parce que comme dit précédemment, ça recrute dans le bâtiment (bien pour Adrien, pas bien pour Audrey qui n’est qu’une femme). On a trouvé à loger dans un backpacker plus ou moins officiel (plutôt une maison qui accueille des backpackers), dans un van qui fait office chambre et qui avec 4 couvertures est  plutôt confortable pour affronter le début de l’hiver qui ne nous fait pas de cadeaux.


Pour résumer, le van aménagé c'est super cool pour voyager pas trop cher (sauf l'essence) et en toute liberté, mais ça se complique quand même vachement sous la pluie : on se couche humide, on se réveille humide, et on a nulle part ou sécher nos affaires ou faire à manger au sec. Heureusement qu'on a pu esquiver la majeure partie des zones touchées par la flotte grâce à Audrey, qui en bonne bourguignonne gardait toujours un oeil sur la météo !
On essaiera de vous raconter ce dernier mois à Christchurch rapidement, mais  ca sera peut-etre pas avant qu'on décolle pour le Cambodge : J-5 !






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