Bon, si vous avez un peu suivi, on est passé à Christchurch après Motueka pour récupérer notre rutilant van, qu'on s'est payé avec notre fortune gagnée aux pommes.
On est passé faire coucou aux copains qui traînent dans le coin et on a récupéré notre bolide Pacman pour 12 jours de trip dans le sud de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, qui est déjà vachement au sud du monde.
Compte-rendu :
Jour 1 : Après une prise en main
hésitante, le van part à l’assaut d’Arthur Pass, avec un grand soleil et une jauge
essence qui descend à vue d’œil (il s’avérera que ce sera le cas dans chaque
montée). On passera notre première nuit sur une aire de repos gratuite là-bas, partagera
un feu de bois dans l’abri de pierre avec 4 argentins, et quelques partis de
jungle speed dans le van d’à côté avec 2 frères israéliens.
Jour 2 : comme
évidemment il ne fait pas beau, on ne peut pas faire la rando prévue alors on se rabat sur une petite cascade dans le coin et on squatte sur le
parking où les keas, seuls perroquets de montagne au monde et endémiques à l’île
sud de la nouvelle-zélande, tentent de manger notre casse-croûte et des morceaux
du van. On reprend la route, direction côté ouest, sous la pluie, et on verra
notre premier kiwi à l’aquarium du coin (normal).
Jour 3 : il y a des glaciers qui donnent sur la côte ouest, et on est allé les voir ce jour là. Les photos ne ressemblent plus à celle qu’Audrey a prise il y a 3 ans, parce que les glaciers ont perdu plusieurs dizaines de mètres en fondant et sont devenus grisâtres. Ça perd en panache quand même.
Jour 4 : Pas
mal de route aujourd’hui, mais une des plus belles portions du trip : on
traverse des montagnes, on longe des rivières, on stresse parce qu’on a pas
fait le plein avant d’attaquer la route et que la jauge est à zéro à seulement ¾ du
trajet ; la ville de Wanaka et son lac sont parfaits pour se dégourdir les
jambes à l’arrivée.
Jour 5 : On
a pas trouvé le camping gratuit qu’on voulait hier soir, et on a appris aujourd’hui
que c’est parce qu’il est seulement accessible en traversant la rivière à 23
reprises et en 4 roues motrices, ce qui n'est pas le cas de Pacman. Aujourd’hui, on fait les touristes et on va se ballader dans l’Isengard
au fin fond de la forêt après Queenstown.
Jour 6 : Au
lieu de se retrouver en haut du Mont qui surplombe Queenstown comme prévu au bout d’une rando de
7h, on s’est étonnamment retrouvé seulement au dessus de la colline de Queenstown
pour une balade de 4h. A-t-on trouvé le pourquoi du comment ? Ouais, la
flemme et la promesse d'une toute aussi belle vue. On se paye même le luxe d’un parking de backpacker pour profiter d’une
douche après l’effort. La première.
Jour 7 : Yallah
changement de plan, on évite le fameux Milford Sound et les bus d’asiatiques
qui s’arrêtent seulement pour déverser leurs passagers à grand flot dans des
bateaux de croisières, et on fonce vers les Caitlins, tout au sud de l’île. Là
bas, on voit les pingouins à œil jaune, le plus rare du monde, et des arbres fossilisés datant du jurassique et encore en partie
immergés dans la mer.
Jour 8 : On
partage un feu avec des allemands qui connaissent Marlin notre collègue des pommes, on
voit plein d’otaries à fourrure cachées dans les dunes de sables, et on use nos
pneus sur des routes de caillasse. Personne dans le coin, des
étendues de terres agricoles et coins préservés, et un nombre incroyable d’opposums
morts sur la route. Et on en a rajouté un au compteur : paraitrait qu’on
est pas un vrai pilote ici tant qu’on en a pas écrabouillé. Pour notre
défense, ce ne sont pas des animaux très vifs et pour qui apparemment le
réflexe de survie est de se jeter sous nos roues (C'est ce que dit Audrey pour ne pas culpabiliser, mais j'ai tout vu, moi).
Jour 9 : On
a atteint Dunedin hier, mais finalement on a décidé de ne pas visiter la
péninsule réputée pour sa vie sauvage, puisqu’on en avait eu une bonne dose
dans les Caitlins. A la place, on tente le coup pour le Mont Cook, le plus haut
sommet de Nouvelle-Zélande, en repartant à l’intérieur de l’île. Sur la route,
on s’arrête pour voir des rochers en forme de boules quasi parfaites comme
échouées sur la plage, et à Oamaru où au lieu de visiter la ville, on erre
pendant 2 heures dans une librairie spécialisée dans les voyages et les récits d’aventure, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte. Le type qui tient la librairie a voyagé partout, et propose des livres d'époques de grands explorateurs et naturalistes. Le rêve.
Jour 10 : Comme
c’est le seul jour possible pour nous pour aller au Mont Cook, il pleut des seaux. Alors
on va à la bibliothèque pour choper internet et attendre le beau temps, qui viendra
dans l’aprèm. Trop tard pour faire la route, on part pour Tekapo et son lac
bleu turquoise (Mais on a réussi à télécharger quelques Game of thrones, merci Aurélien !).
Jour 11 : Pour une
fois on passe 2 nuits au même endroit, on peut donc en profiter pour monter en
haut de la montagne qui surplombe le lac, sous
un grand soleil. Par contre le vent là haut pourrait quasiment nous faire
redescendre en volant. Un observatoire est juché en haut, entouré de moutons qui broutent les rares herbes que le vent épargne.
Jour 12 : Aujourd’hui, on retourne sur Christchurch. On rend
le van seulement le lendemain, mais on est censé partir en ferry 2 jours après
et on veut profiter de ces 2 soirées en ville pour ricanner avec les copains. On
fait un petit (mais plus grand que prévu) détour par Akaroa, où il pleut et surtout où on
apprend que notre plan kiwi ne valait plus grand-chose parce qu’il
restait à peine quelques jours de cueillette. Alors on s’est plutôt mis en mode
warrior recherche de boulot. Mais d'abord, une bière.
Jour 13 : on s’est servi de notre van essentiellement pour se
balader en ville et chercher du taf dans les agences d’intérim.
On a dû improviser, déplacer notre
ferry, aller à Blenheim passer le weekend chez Gill et Graham pour voir si ça
recrutaient dans les vignes, apprendre que non, voir des bébés phoques sur la
route, et retourner à christchurch par dépit, parce que comme dit précédemment,
ça recrute dans le bâtiment (bien pour Adrien, pas bien pour Audrey qui n’est
qu’une femme). On a trouvé à loger dans un backpacker plus ou moins
officiel (plutôt une maison qui accueille des backpackers), dans un van qui
fait office chambre et qui avec 4 couvertures est plutôt confortable pour affronter le début de
l’hiver qui ne nous fait pas de cadeaux.
Pour résumer, le van aménagé c'est super cool pour voyager pas trop cher (sauf l'essence) et en toute liberté, mais ça se complique quand même vachement sous la pluie : on se couche humide, on se réveille humide, et on a nulle part ou sécher nos affaires ou faire à manger au sec. Heureusement qu'on a pu esquiver la majeure partie des zones touchées par la flotte grâce à Audrey, qui en bonne bourguignonne gardait toujours un oeil sur la météo !
On essaiera de vous raconter ce dernier mois à Christchurch rapidement, mais ca sera peut-etre pas avant qu'on décolle pour le Cambodge : J-5 !
On essaiera de vous raconter ce dernier mois à Christchurch rapidement, mais ca sera peut-etre pas avant qu'on décolle pour le Cambodge : J-5 !



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