Histoire de se renflouer un petit peu après les fêtes, on s'est dit qu'on pourrait mettre à profit nos diplômes durement acquis.
On a donc ramassé des kiwis et nettoyé des gouttières.
On avait eu vent d'un plan kiwi à Whakatane un peu avant les fêtes, on y est donc remonté pour 2 semaines juste après le nouvel an. Les fermes de kiwi proposent du boulot presque toute l'année, que ce soit pour la taille, le thinning (sélection des bons kiwis) ou la cueillette.
Pour nous c'était la période du thinning, soit 9h par jour de cueillette des mauvais kiwis : les moches, les trop petits, les mutants, ceux avec des crochets, les trop plats, les triples... ce qui représente quand même près de 22 500 kiwis retirés par jour à nous deux, pour 750 kg de kiwis sacrifiés. Hé oui, en 9 heures de lente cueillette, on a largement le temps de les compter.
On bossait principalement avec des maoris du coin, tatoués, nuques-longués et écoutant du rap gangsta en nous appelant "bro", et très sympas. Le boulot était encadré par un groupe d'indiens tout aussi sympathiques, qui soit vivent en Nouvelle Zélande, soit bossent ici la moitié de l'année pour ensuite retourner en Inde dépenser l'argent gagné avant de recommencer l'année suivante. Afin de ne pas mourir foudroyé d'ennui au beau milieu d'un rang, on avait téléchargé une trentaine de podcasts de l'émission de radio "2 000 ans d'histoire" ce qui nous a permis de nous culturer tout en travaillant, et le temps passait bien plus rapidement, au rythme des récits de la bataille d’Angleterre, du mythe de l’Atlantide ou du culte du soleil chez les mayas diffusé sur le haut-parleur du MP3.
Autant vous dire qu'avec un générique qui ressemble aux musiques du groupe Era adaptées à une messe du dimanche, nos collègues se demandaient ce qu'on écoutait. (cliquez ici)
Eux, ils écoutaient plutôt ça : (Cliquez ici).
On bossait principalement avec des maoris du coin, tatoués, nuques-longués et écoutant du rap gangsta en nous appelant "bro", et très sympas. Le boulot était encadré par un groupe d'indiens tout aussi sympathiques, qui soit vivent en Nouvelle Zélande, soit bossent ici la moitié de l'année pour ensuite retourner en Inde dépenser l'argent gagné avant de recommencer l'année suivante. Afin de ne pas mourir foudroyé d'ennui au beau milieu d'un rang, on avait téléchargé une trentaine de podcasts de l'émission de radio "2 000 ans d'histoire" ce qui nous a permis de nous culturer tout en travaillant, et le temps passait bien plus rapidement, au rythme des récits de la bataille d’Angleterre, du mythe de l’Atlantide ou du culte du soleil chez les mayas diffusé sur le haut-parleur du MP3.
Autant vous dire qu'avec un générique qui ressemble aux musiques du groupe Era adaptées à une messe du dimanche, nos collègues se demandaient ce qu'on écoutait. (cliquez ici)
Eux, ils écoutaient plutôt ça : (Cliquez ici).
Par un heureux hasard, nous avons aussi fait la connaissance d'un entrepreneur du coin, Paul, qui cherchait des voyageurs en mal d'argent pour effectuer quelques tâches de nettoyage dans son usine : retirer les bouts de métal d'un hectare de terrain, récurage des gouttières à 20 mètres de haut en plein cagnard, entre autres. D'après lui, les français et les italiens sont d'excellents travailleurs "parce qu'ils se foutent des règles de sécurité". Paul était tellement satisfait de notre travail qu'il nous a prété une bagnole pendant tout notre séjour ici, et nous a payé (en plus d'un gras salaire comparé à celui des kiwis) un saut à l'élastique, ainsi qu'à notre couple d'amis franco-italien avec qui on y bossait. Paul nous a montré la voie en sautant le premier, suivi de nos amis, mais notre tour venu et alors que nous étions harnachés et mentalement prêts (même Audrey), le vent qui s'est soudainement levé nous a obligé à reporter notre saut. Notre chance habituelle ne semble pas vouloir nous lâcher...
Nous partons donc presques riches (du moins par rapport à l'étendue de ce que nous avions), avec entre temps un petit saut pour visiter Tauranga et s'essayer à la pêche avec la canne d'Adrien nouvellement achetée (encore une chose pratique à trimballer), et un départ de Whakatane sans cesse repoussé par la flemme et la pluie qui rend difficile l'expédition en stop jusqu'à Auckland, notre prochaine destination.
Pour les prochaines semaines à venir, 2 nouveaux wwoofings difficiles à obtenir parce qu'on s'y est pris un peu tard mais où on devrait apprendre beaucoup (un refuge pour animaux blessés et un apiculteur) dans 2 coins qu'on a pas encore traversé, le Northland (la pointe au Nord d'Auckland) et Coromandel, autre petite péninsule entre Whakatane et Auckland.





On ne regardera plus les kiwis du même oeil c'est sur ;-)
RépondreSupprimerBravo pour cette pêche miraculeuse mais les poissons vous les avez mangés ou pas ?
Bises
Christelle