Kia Ora tout le monde, nous revoilà.
Nous sommes ENFIN arrivés en terre néo-zélandaise, berceau de la civilisation Maori et des elfes en collants verts. Vous l'aurez noté, le "enfin" est en majuscule dans la phrase précédente, et ce n'est pas une faute de frappe, non non.
En effet, après un vol Paris-Shanghai de 10 heures sans histoire et avec champagne air-france inclus, c'est en Chine, berceau d'une civilisation millénaire et du travail infantile, que les choses se sont compliquées : l’hôtesse de China Eastern ne voulait pas nous délivrer nos précieux billets d'avion nous permettant de rejoindre 11 heures plus tard ce beau pays qu'est l’Australie, berceau de la civilisation aborigène et tout le tralala, puisque nous ne disposions pas de visa pour le-dit berceau des aborigènes de la civilisation.
Un autre chinois bien habillé est donc venu vers nous pour récupérer nos passeports et les a emmenés avec lui dans un lieu inconnu, d'une démarche aussi lente qu'assurée. Les 40 longues minutes qu'ont du lui prendre les démarches diplomatiques avec son homologue australien ont malgré tout suffit à Audrey pour nous imaginer errants seuls et sans le sous dans les rues les plus glauques de Shanghai, à devoir louer sinon vendre notre dignité pour un morceau de pain, ou plus probablement un morceau de riz, ce qui est encore moins nourrissant.
QUAND SOUDAIN (même si cet événement n'a rien eu de soudain, mais ça rend la chose plus palpitante), le chinois bien habillé a resurgit lentement et en sueur des tréfonds de l'aéroport pour nous tendre nos billets, nous confirmant qu'un visa n'était pas nécessaire. Suite à quoi, après l'extraction d'un briquet belge de mon sac représentant une jeune fille en vacances au bord de la mer et le rougissement des joues de la douanière, nous avons pu monter dans notre second avion de la journée. Si je peux débriefer de mes 3 heures passées en Chine, ce qui me semble largement suffisant pour juger d'une culture, je dirais que le chinois est sympathique et rougit s'il est exposé à la vue d'un briquet.
Nous sommes donc arrivés à l'aéroport de Sydney 11 heures plus tard, et ne sachant plus si nous devions manger ou dormir, nous avons décidé de boire plein de bières avec nos camarades de galère, Maxime et Sandra. Ce qui n'apporte aucune réponse, mais fait oublier la question. Nos bagages partant directement de Shanghai à Wellington, cela faisait un tracas de moins. Le sac d'Audrey est donc logiquement resté à Sydney, mais devrait être livré directement dans notre auberge de jeunesse aujourd'hui.
Plus de nouvelles dans le prochain article, qui parlera vraiment de la Nouvelle Zélande cette fois.
Françaises, Français, Belges, Belges, Très cher(e)s expatrié(e)s,
RépondreSupprimerHeureux de vous savoir arrivés, entiers de surcroît (si, si, à un sac près on dit quand même entiers), aux antipodes de ce beau et glorieux pays qui vous a vu naître. snif...
Je dois vous dire, avec tout le respect, toute l'estime, que dis-je, tout l'amour ! que j'ai pour la terre de mes aïeux que...vous avez bien fait de partir !..., et que, je dirais même plus, vous avez bien fait de partir LOIN, on ne peut plus loin (non je regrette, on ne peut pas plus loin, à part peut-être à la nage à 1000km près, mais vraiment, non, soyons sérieux voulez-vous ?).
Car en effet, ici, en France, le ciel est gris et bas, les températures elles-mêmes sont grises et basses, les gens sont gris et bas, la mer, toutes les douze heures au large de Saint Nazaire, est grise et basse, bref...voilà.
Heureux d'apprendre que la Chine, civilisation millénaire qui inventa rien moins que l'encre, la poudre à canon et les casse-tête (ainsi que la muraille et sans doute aussi un tas de gadgets plus ou moins heureux...), rougit à la vue d'un briquet.
Heureux de savoir que les effets de la bière sont les mêmes à 10 000km à l'est qu'ici.
Je serais curieux de savoir si les effets sont également les mêmes la tête en bas.
C'est d'ailleurs la question qui réveille chez moi mes instincts curieux les plus profonds.
Il y a un tas de choses dont j'aimerais savoir si elles marchent encore la tête en bas comme : dormir ? courir ? fumer ? ou encore manger des nouilles ?
J'attends vos réponses avec impatience à ce sujet, dessins à l'appui, avant d'aller expérimenter moi-même cette posture antipodique très prochainement, dès que mes obligations professionnelles, mes contraintes budgétaires et les quelques difficultés réglementaires posées par mon autorité de gestion auront été levées.
Je ne résiste pas, pour conclure cette réaction très "claire et synthétique", à l'envie de partager avec vous le fameux poème de Joachim du BELLAY (natif de ma région d'origine) dont le titre accrocheur vous a invité à la paraphrase alors que, franchement, j'ai adoré votre article, sa concision, son humour, sa construction chronologique, son suspens, ses rebondissements,... mais on est loin de la mélancolie pleurnicharde de ce grand et regretté poète qui disait, des trémolo dans la voix et des sanglots plein la culotte :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Bon voyage les amis, soyez heureux, portez vous bien, prenez soin de vous,
à bientôt et d'ici là un seul mot d'ordre, surtout, surtout, ne lâchez rien !
PS : merci pour le paquet qui m'est parvenu du Ch'nord ces jours derniers. Je me sens plus riche que jamais de cette feuille de papier, de ces quelques images, de ce petit ariary, de ce bracelet d'argent. Merci encore, ce geste vaut bien quelques fleurs, la fleur est pour la branche, et l'ami pour le coeur.